Le 1er janvier est un jour férié, mais pas un jour de fermeture obligatoire pour tous les commerces. En France, aucune réglementation nationale ne fixe d’horaires d’ouverture uniformes ce jour-là. La décision d’ouvrir un magasin ouvert le 1er janvier revient à chaque enseigne, modulée par des arrêtés préfectoraux ou municipaux. Le résultat : des disparités considérables d’une ville à l’autre, et même d’un quartier à l’autre.
Magasins ouverts le 1er janvier : qui décide vraiment de l’ouverture
La confusion revient chaque année. Les consommateurs cherchent une liste nationale, alors que le mécanisme est décentralisé. Le Code du travail prévoit que le 1er janvier fait partie des jours fériés, mais il ne l’impose pas comme jour chômé pour l’ensemble des commerces (seul le 1er mai bénéficie de ce statut strict).
Les enseignes de la grande distribution arbitrent en fonction de leur convention collective, de la rentabilité estimée et de la localisation du point de vente. Les conventions collectives du commerce alimentaire organisent de plus en plus finement les contreparties au travail les jours fériés : repos compensateur, majorations salariales. La décision d’ouvrir est donc autant sociale que commerciale.
En pratique, les hypermarchés (Leclerc, Auchan, Carrefour) ferment massivement le 1er janvier. Les enseignes discount comme Lidl et Aldi suivent la même logique dans la majorité des villes. En revanche, les formats de proximité (Carrefour City, Franprix, Spar, Vival) restent souvent ouverts, au moins le matin.

Supermarchés et commerces ouverts le 1er janvier par type d’enseigne
Le tableau ci-dessous synthétise les tendances observées pour les principales enseignes en France. Les horaires varient selon les villes, et la vérification en amont reste nécessaire.
| Enseigne | Format | Tendance le 1er janvier |
|---|---|---|
| Carrefour (hyper) | Hypermarché | Fermé dans la majorité des villes |
| Carrefour City / Express | Proximité | Ouvert le matin (horaires réduits) |
| Leclerc | Hypermarché | Fermé |
| Auchan | Hypermarché | Fermé |
| Lidl | Discount | Fermé dans la majorité des cas |
| Aldi | Discount | Fermé dans la majorité des cas |
| Franprix | Proximité | Ouvert (horaires réduits, surtout Paris) |
| Spar / Vival | Proximité | Ouvert selon le gérant |
| Grand Frais | Spécialisé frais | Fermé |
| Galeries Lafayette | Grand magasin | Fermé (sauf zones touristiques) |
Le constat est net : les formats de proximité concentrent l’essentiel de l’offre le 1er janvier. La grande distribution alimentaire a basculé vers un modèle où les petites surfaces urbaines compensent la fermeture des grandes.
Villes touristiques et zones résidentielles : des écarts marqués
Paris, Bordeaux, Lyon, Toulouse, Marseille : dans ces agglomérations, les supérettes et commerces de proximité ouvrent largement le 1er janvier. Les quartiers centraux et touristiques bénéficient d’une densité de points de vente qui rend les courses possibles, même un jour férié.
À Paris, les Franprix et Carrefour City du centre restent accessibles dès le matin. Les boutiques du Marais ou des Champs-Élysées ouvrent fréquemment, portées par la clientèle touristique. Les centres commerciaux comme le Forum des Halles ferment le plus souvent leurs portes, à l’inverse des galeries marchandes de certaines gares.
À Bordeaux, les quartiers Chartrons, Victoire et Hôtel-de-Ville concentrent les supérettes ouvertes. Les centres commerciaux ferment, y compris la rue Sainte-Catherine pour la plupart des enseignes.
Dans les villes moyennes et les zones résidentielles, l’offre se réduit drastiquement. Hors des centres-villes, trouver un commerce ouvert le 1er janvier relève souvent du parcours du combattant. Les boulangeries artisanales et les épiceries indépendantes constituent parfois la seule option.
- Paris, Lyon, Marseille : forte densité de commerces de proximité ouverts, notamment dans les arrondissements centraux et les zones touristiques.
- Bordeaux, Toulouse, Strasbourg : ouverture concentrée dans les quartiers commerçants historiques, fermeture quasi-totale en périphérie.
- Villes moyennes (moins de 100 000 habitants) : très peu d’enseignes ouvertes en dehors des boulangeries et de quelques épiceries indépendantes.

Proximité urbaine : pourquoi les petites surfaces changent la donne
La grande distribution investit massivement les formats de proximité depuis plusieurs années. Carrefour City, Monop’, Franprix, U Express : ces enseignes multiplient les ouvertures en centre-ville, avec des surfaces réduites et des plages horaires étendues.
Ce maillage urbain modifie directement la réponse à la question « où faire ses courses le 1er janvier ». Là où un hypermarché de périphérie ferme systématiquement, une supérette de quartier peut ouvrir grâce à un effectif réduit et des accords d’entreprise adaptés.
Le modèle économique de ces petites surfaces repose sur des horaires larges, y compris les jours fériés. Les gérants indépendants (franchisés Spar, Vival, Coccinelle) décident eux-mêmes de leur ouverture. Résultat : deux magasins de la même enseigne, situés dans la même ville, peuvent avoir des politiques opposées le 1er janvier.
Vérifier les horaires d’ouverture le 1er janvier : les bons réflexes
Les listes génériques d’enseignes ouvertes ne suffisent pas. Les horaires du 1er janvier varient d’un magasin à l’autre au sein d’une même enseigne. Quelques méthodes fiables pour éviter un déplacement inutile :
- Consulter Google Maps la veille ou le matin même : les horaires spéciaux des jours fériés y sont souvent mis à jour par les gérants.
- Appeler directement le magasin : les répondeurs téléphoniques des supérettes indiquent généralement les horaires exceptionnels.
- Vérifier le site ou l’application de l’enseigne : Carrefour, Franprix et Monoprix proposent un localisateur de magasin avec les horaires du jour.
- Privilégier les commerces de proximité en centre-ville : ils affichent le taux d’ouverture le plus élevé un jour férié.
Le 1er janvier reste un jour où la majorité des grandes surfaces et centres commerciaux ferment en France. Les achats de dernière minute passent par les supérettes urbaines, les boulangeries et les épiceries indépendantes. L’écart entre villes touristiques et zones résidentielles se creuse chaque année, porté par l’expansion des formats de proximité dans les centres-villes les plus denses.


