Nous espérons que la terre va créer un avenir plus vert lors de la réunion, et sur plusieurs paramètres, l’achat ci-dessus est un grand avantage économique pour vous. 2021 est l’année où il se fera certainement sentir positivement sur le sac à main si vous choisissez, en tant que propriétaire, de vous dissocier du des nuages gris brûlant et des combustibles fossiles, et saute sur la vague avec de l’énergie verte. Lisez ici et découvrez quelles sources de chaleur sont respectueuses du climat et où économiser de l’argent sur la longue piste.
Les multiples visages de la chaleur domestique
On chauffe son logement sans toujours savoir d’où provient réellement la chaleur qui s’invite dans nos salons. La vérité, c’est qu’il existe une diversité de sources de chaleur : certaines n’émettent aucun CO2, d’autres en rejettent, et d’autres encore occupent une position intermédiaire. Depuis plusieurs années, les politiques publiques encouragent, par des subventions et des ajustements tarifaires, le passage aux modes de chauffage les plus respectueux de l’environnement. Cette dynamique s’explique, notamment, par les taxes imposées sur les énergies fossiles, qui pèsent de plus en plus lourd dans la balance.
Source : Sparenery.dk, L’essor de l’énergie verte
Produire de l’énergie à partir du vent, du soleil ou de l’eau coûte désormais de moins en moins cher. Ce tournant marque une avancée décisive vers la sortie progressive de la combustion des énergies fossiles. Avec les derniers arbitrages budgétaires et l’accord sur le climat, la fiscalité sur le chauffage électrique a été considérablement allégée. Depuis 2017, la facture a fondu : la taxe, autrefois à 40 øre/kWh, est descendue à 20,6 øre/kWh en 2020, puis à 0,4 øre/kWh pour les entreprises et 0,8 øre/kWh pour les particuliers depuis le 1er janvier 2021. Un changement qui concerne la majorité des usages domestiques, pas seulement le chauffage.
Pour se représenter concrètement la situation, voici comment les propriétaires danois alimentent leur logement ou leur résidence secondaire en chaleur :
Le chauffage électrique sous la loupe
Parler de « chauffage électrique » revient à évoquer tout système où la chaleur provient de l’électricité. Mais attention : ce mode de chauffage n’est pas systématiquement vertueux. Si l’électricité provient d’une centrale à charbon, le bilan carbone s’alourdit considérablement. Par exemple, les radiateurs électriques classiques se hissent parmi les plus gros émetteurs de CO2, juste derrière le charbon et le fioul, surtout lorsqu’ils constituent la principale source de chaleur d’un foyer. À l’inverse, une pompe à chaleur électrique, comme le système air-air, change la donne : cette technologie offre une alternative à la fois économique et bien plus respectueuse du climat.
Leur secret ? Une capacité à produire 3 à 5 kWh de chaleur pour chaque kWh d’électricité consommée. Autrement dit, un rendement impressionnant qui se traduit par des économies substantielles et une empreinte carbone réduite.
Pourquoi la pompe à chaleur s’impose peu à peu
Les réformes fiscales n’ont pas seulement rendu l’énergie verte plus abordable. Elles font également grimper le coût de la dépendance aux énergies polluantes. Désormais, le taux appliqué au chauffage issu de la combustion fossile oscille entre 56,7 DKK/GJ et 62,3 DKK/GJ, conformément à l’accord entré en vigueur début 2021. Cette hausse vise à accélérer la transition vers des solutions plus propres.
L’impact environnemental du chauffage électrique dépend aussi de la façon dont l’électricité est produite. Au Danemark, près de deux tiers de l’électricité consommée proviennent aujourd’hui de sources renouvelables : éolien, hydraulique, solaire. Le tiers restant continue pourtant d’être généré par le pétrole ou le charbon. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, il est souvent possible de choisir un contrat garantissant une électricité 100 % issue de l’éolien, et ainsi réduire à zéro sa contribution directe aux émissions de CO2.
Se repérer parmi les options de chauffage : focus sur l’urbain
Le chauffage urbain prend une place croissante dans la stratégie énergétique collective. Aujourd’hui, environ 66 % du chauffage urbain danois repose sur l’énergie verte, tandis que le tiers restant s’appuie encore sur des combustibles fossiles. L’ambition est claire : réduire cette part au strict minimum.
Des mesures concrètes se mettent en place pour débarrasser le secteur du chauffage urbain du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Pour les propriétaires, cela signifie pouvoir bientôt compter sur un chauffage urbain nettement plus propre, sans compromis sur le confort. Les projections annoncent un secteur urbain libéré des énergies fossiles à l’horizon 2030.
Sortir progressivement du pétrole et du gaz : le plan s’accélère
L’accord sur le climat prévoit une sortie organisée du chauffage au fioul et au gaz sur la décennie à venir. C’est la clé d’une transition énergétique sérieuse.
Pour accompagner ce virage, les pouvoirs publics réajustent la fiscalité sur le chauffage et mettent à disposition des subventions pour soutenir l’adoption de solutions plus vertes. Un fonds de 3,9 milliards de couronnes est ainsi mobilisé et sera réparti sur dix ans, selon le calendrier officiel.
Dans la foulée, un plan prévoit de désolidariser le réseau de gaz naturel pour accélérer le déploiement du chauffage urbain. En parallèle, un dispositif de prêt est à l’étude pour aider les ménages qui n’ont pas accès au crédit classique à financer leur conversion énergétique.
En résumé, le changement de cap énergétique ne se résume pas à une affaire de taxes et de chiffres. C’est un choix collectif, susceptible de transformer le visage de nos villes et de nos campagnes. À chacun d’écrire la prochaine page, entre pompes à chaleur, énergie verte… et factures allégées. La transition, elle, ne s’arrêtera pas en chemin.





