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Période d’essai, le vrai et le faux !

Période d’essai, le vrai et le faux !

Vous venez d’être embauché mais votre employeur vous a prescrit une période d’essai ? Attendez. Avant de vous engager dans cette entreprise et de signer le contrat de travail qui doit forcément inclure la période d’essai, lisez ceci. Cet article vous détaille sur le vrai et le faux à ce sujet, sur vos droits et devoirs pendant cette période, bref sur tout ce que vous devez savoir : renouvellement, durée, mode de rupture, préavis, etc.

Quelle est la philosophie de la période d’essai ?

La période d’essai n’a pas été créée par hasard. Elle a bien sa philosophie et son principe.

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Pour l’employeur, cette période lui permet d’évaluer les compétences du salarié nouvellement embauché et ainsi de mesurer quel niveau de responsabilité il peut assumer. Si les résultats apportés par le salarié en question sont bons, l’employeur peut donc lui attribuer les fonctions qui lui devront être destinées. Par contre, s’ils ne sont pas fructueux, il peut décider de ne pas prendre le salarié et de ne payer que sa période d’essai.

A titre d’information, la période d’essai débute au commencement du contrat de travail et prend fin selon ce qui est prescrit dans ce même contrat. C’est pour cela qu’il est important de bien le lire avant de parapher. Pour agrandir vos chances d’être pris ou de ne pas avoir à subir de période d’essai avant d’être officiellement embauché, vous pouvez introduire dans votre CV vos réussites principales dans vos anciennes entreprises.

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Pour cela, vous pouvez indiquer les contacts de ces entreprises pour mettre en confiance votre futur employeur de la véracité de ces informations. Vous pouvez vous inspirer des exemples de lettres de recommandation positives gratuits en ligne.

Est-ce que la période d’essai est obligatoire ?

Non, la période d’essai n’est pas obligatoire. Cela dépend de chaque entreprise. La loi de modernisation du marché de travail confirme que si une entreprise décide de l’effectuer, elle doit être prévue dans le contrat de travail ou dans la lettre d’embauche afin que le salarié concerné prenne conscience de ses droits et devoirs pendant cette période.

Si un employeur vous dit donc, comme ça, verbalement, que vous devez passer une période d’essai avant d’être embauché, sachez que ce n’est pas normal. Si ce n’est pas écrite, cette période d’essai n’a donc aucune valeur légale et vous pouvez la refuser.

Combien dure une période d’essai ?

Pour ce qui est de la durée de la période d’essai, le code du travail la fixe en fonction de votre catégorie professionnelle et de votre statut. Ce n’est pas la même pour tout le monde.

Autrefois, la période d’essai était très longue. Mais avec les réformes apportées par la loi de modernisation du marché de travail, la durée de la période d’essai a été réduite pour tous les statuts et les catégories professionnelles. Pour les ouvriers et employés, elle est de 2 mois. Et pour les agents de maîtrise et techniciens, elle est de 3 mois. Pour les cadres, elle est de 4 mois. Et en CDD, elle dure un jour par semaine, dans la limite de 2 semaines.

Quoi qu’il en soit, cette durée peut être moins longue mais ne peut en aucun cas être prolongée. Bref, tout cela doit être précisé dans le contrat de travail pour éviter les malentendus.

Est-ce la période d’essai est renouvelable ?

En pratique, oui. Mais vous devez vous mettre en tête que ce renouvellement n’est pas automatique. La période d’essai n’est renouvelable qu’une seule fois mais si et seulement si les conditions sont remplies. Comment cela ?

Pour que vous puissiez à nouveau passer une période d’essai, parce que vous n’avez pas pu être disponible que maintenant, par exemple, il faut que cela soit précisé dans le contrat de travail lui-même. Ce qui dit donc que si votre employeur n’a pas mentionné dans votre contrat de travail que la période d’essai est renouvelable, vous ne pouvez donc pas la refaire.

En effet, seule la convention collective de la branche sert de référence.

Le renouvellement tacite est-il donc illégal ?

Oui, il n’y a aucun doute que le renouvellement tacite est illégal. Si votre employeur vous demande de refaire une période d’essai, alors qu’il n’est pas précisé dans le contrat de travail, il peut être poursuivi par la Justice. Il doit vous informer du renouvellement de votre période d’essai et obtenir votre accord avant de vous la faire subir.

Le fait de recevoir en mains propres le contrat détaillant qu’un salarié doit renouveler sa période d’essai ne signifie pas son consentement peu importe les raisons. Ce contrat est valable uniquement s’il a été paraphé par le salarié avec les mentions « bon pour accord » ou « lu et approuvé ».

Qui peut mettre fin à la période d’essai ?

Si vous ne souhaitez pas continuer votre période d’essai, vous avez tout à fait le droit de la rompre. Mais selon la loi, vous devez respecter un préavis. Selon le code du travail, cela varie de 24 à 48 heures. Vous devez informer votre employeur de votre décision de ne plus poursuivre. Vous n’êtes pas obligé de donner d’explications.

Par contre, si c’est l’employeur qui décide de rompre votre période d’essai, il doit respecter également un délai de prévenance qui varie en fonction de votre durée de présence dans l’entreprise. Il doit vous en informer par écrit et peut ne pas non plus vous donner d’explications de sa décision.

Sur ce, un employeur qui enchaînerait une longueur supplémentaire d’une période d’essai, par exemple d’un cadre jusqu’à 8 mois, est condamnable par la loi.

Quels sont les droits et obligations de l’employeur pendant la période d’essai ?

Pendant la période d’essai, l’employeur a certainement des droits mais aussi des obligations envers le salarié. Vous devez les connaître afin de prévenir tout abus ou toute injustice qui pourrait se produire.

L’employeur a le droit de tester les compétences et les aptitudes du salarié pendant cette période initiale. Cela lui permet d’évaluer si le salarié correspond aux attentes et aux besoins de l’entreprise. L’employeur peut aussi évaluer la capacité du salarié à s’intégrer dans l’équipe existante.

De plus, durant cette période d’essai, lui vient une autre obligation fondamentale : donner un encadrement ad hoc au nouvel arrivant pour favoriser sa montée en compétences. Pour cela, il importe alors d’accorder un suivi régulier avec des entretiens individuels destinés à échanger sur son intégration ainsi que sur ses objectifs professionnels.

Selon la loi, l’employeur a le devoir de rémunérer le salarié pendant toute la durée de la période d’essai. Cette rémunération ne peut pas être inférieure à celle prévue pour le poste en question.

Il est crucial de connaître les droits et obligations de chaque partie lors d’une période d’essai afin que cette phase soit équitable et respectueuse des intérêts mutuels.

Quels sont les droits et obligations du salarié pendant la période d’essai ?

Pendant la période d’essai, le salarié n’est pas en reste en termes de droits et d’obligations. Pensez à bien les connaître pour naviguer cette phase initiale avec sérénité.

Le salarié a le droit de bénéficier des mêmes conditions de travail que les autres employés dans l’entreprise. Cela inclut notamment une rémunération conforme au poste occupé ainsi qu’un accès aux avantages sociaux prévus par la convention collective.

Pendant cette période probatoire, pensez à bien vous montrer impliqué et motivé. Effectivement, vous devez faire preuve d’une certaine disponibilité afin de répondre aux attentes de votre employeur. Vous devez aussi respecter les horaires prévus et assurer votre présence régulière au sein de l’entreprise.

Le salarié a aussi l’obligation d’informer son employeur en cas d’impossibilité ou d’éventuel retard dans sa présence sur le lieu de travail. La communication joue un rôle primordial durant cette période initiale afin que toutes les parties puissent échanger librement et résoudre rapidement tout problème éventuel qui pourrait survenir.

Pensez à bien poser des questions lorsqu’il y a des aspects liés à votre poste ou aux tâches qui vous sont confiées que vous ne comprenez pas. La communication ouverte et transparente permet d’éviter tout malentendu ou erreur préjudiciable.

Il est donc primordial pour le salarié de connaître ses droits et obligations durant cette période probatoire. Cela lui permettra de naviguer sereinement dans ce processus crucial afin de donner le meilleur de lui-même tout en préservant ses intérêts professionnels.

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