Un fait brut : chaque année, des milliers de familles découvrent, parfois avec stupeur, qu’un proche s’enfonce dans la spirale de la consommation de drogues. C’est un combat qui se mène souvent dans l’ombre, entre inquiétude, impuissance et espoir d’un basculement. La relation quotidienne avec une personne dépendante devient alors un terrain miné, où chaque geste compte.
Malgré la pandémie de COVID-19, le traitement reste accessible : en complément des suivis habituels, une assistance par téléphone ainsi que des réunions en ligne sont proposées. Appelez le 35 35 35 81, et un accompagnement peut débuter dès aujourd’hui.
Reconnaître une addiction n’a rien d’évident. On imagine qu’on verrait tout de suite la différence, mais la réalité est bien plus complexe. Une personne dépendante peine souvent à prendre conscience de l’ampleur du problème, encore moins à mesurer les dégâts causés. Nombreux sont ceux qui minimisent, fuient ou se taisent, et même l’entourage proche met parfois du temps à mettre des mots sur la situation. Sortir de la dépendance ne se fait pas seul : l’arrêt requiert un accompagnement, et un suivi spécialisé s’avère indispensable dans les cas les plus ancrés.
À mesure que la consommation progresse, certains signes apparaissent. Les changements d’humeur se multiplient, le sommeil devient chaotique, la concentration s’effiloche. Les activités auparavant appréciées finissent par passer à la trappe, sans que la personne ne s’en rende compte. Les routines quotidiennes se dérèglent, l’école ou le travail pâtissent, la vie sociale se désagrège peu à peu. L’entourage assiste parfois, perplexe, à une forme d’indifférence, presque d’apathie.
Face à un usage suspect, ou si vous sentez qu’un proche s’isole, il est capital de solliciter un accompagnement adéquat. Un professionnel pourra vous aider à repérer les signaux souvent discrets de la dépendance. Certains symptômes passent inaperçus, d’autres sont ignorés volontairement, par peur de voir la réalité en face.
Il ne s’agit pas seulement de substances illicites telles que la cocaïne, le cannabis, les amphétamines ou l’ecstasy. L’usage détourné de médicaments ou d’alcool, pris en quantités excessives ou hors cadre médical, est tout aussi préoccupant et peut, lui aussi, conduire à une addiction sérieuse.
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Signes et symptômes liés à l’abus de substances
L’addiction bouleverse le comportement. Le quotidien s’organise autour de la substance, et la personne concernée fait tout, ou presque, pour dissimuler sa dépendance à ses proches. Difficile alors de savoir, parfois pendant des mois, si l’on fait face à un simple passage à vide ou à une réelle consommation problématique.
Voici les signaux qui alertent le plus fréquemment en cas d’abus de drogues :
- perte d’appétit
- parole inhabituelle, parfois précipitée
- irritabilité
- nez encombré
- lésion des muqueuses
- troubles cutanés
- agitation
- état dépressif
- retrait émotionnel
Les symptômes physiques en cas de dépendance avancée sont les suivants :
- fièvre
- crampes
- nausées
- vomissements
- maux de tête
On distingue plusieurs formes de dépendance, qui se recoupent souvent : psychologique et physique.
Dépendance psychique
Ici, c’est le besoin irrépressible de retrouver un état de bien-être qui pousse à consommer. L’envie de ressentir à nouveau cette sensation de plaisir ou d’apaisement devient centrale. Les conséquences sur le comportement sont multiples :
- humeur instable, parfois imprévisible
- discrétion ou flou dans le récit des journées
- tendance à se replier sur soi
- dépenses d’argent inexpliquées
Comprendre ces mécanismes permet de mieux anticiper les rechutes et d’ouvrir la voie à de nouvelles habitudes, sans substances.
Réapprendre à vivre sans dépendance suppose d’affronter ce manque, mais aussi de s’outiller pour résoudre les difficultés autrement. Ce sont ces stratégies d’adaptation qui permettent d’avancer hors de la dépendance.
Dépendance physique
Ici, ce n’est plus seulement le plaisir qui pousse à reprendre la substance : le corps s’est adapté, au point que l’arrêt brutal déclenche des symptômes de manque, parfois sévères. Les manifestations physiques du sevrage témoignent de cette emprise. Selon la substance, selon la personne, la part de dépendance physique et psychique varie, mais l’enchevêtrement est quasi systématique.
Si un proche présente plusieurs de ces signes, il ne faut pas attendre pour agir. En cas de doute sur la marche à suivre, les consultants spécialisés sont joignables au 45 35 35 35 81 pour guider les familles et proposer un accompagnement.
Quels produits sont fréquemment détournés ?
L’entrée dans la dépendance prend de multiples chemins. Un traitement médical prolongé, une habitude prise dans un cercle amical, ou encore une consommation festive peuvent tous déboucher sur un usage répété, puis une perte de contrôle.
Dès lors qu’une substance est utilisée pour échapper à des difficultés, pour rechercher un effet précis ou simplement pour répéter un plaisir, le risque de basculer dans l’addiction se précise.
Voici les produits le plus souvent impliqués dans les cas de dépendance :
- amphétamines
- ecstasy, MDMA
- cocaïne
- héroïne
- crack
- médicaments anxiolytiques (benzodiazépines)
- morphine
- cannabis (résine et herbe)
- substances hallucinogènes (psilocybine, LSD)
- tabac
- GHB
- solvants
- alcool
- hash/cannabis
- LSD
- kétamine
Toutes ces substances comportent des risques, mais leur potentiel addictif varie. Certains consomment occasionnellement lors de soirées, d’autres installent une routine qui finit par les piéger, même si l’entourage ne s’en rend pas toujours compte.
Vous craignez de perdre pied ou vous connaissez quelqu’un en difficulté ? Le 45 35 35 35 81 reste accessible pour un premier contact sans engagement.
La consommation chez les jeunes
Les dernières études montrent une nette augmentation du nombre de jeunes consommateurs de drogues au Danemark, surtout entre 20 et 30 ans. Le cannabis est souvent cité comme première substance, mais l’alcool occupe aussi une place centrale. Au Danemark, la consommation d’alcool intervient plus tôt que dans de nombreux pays voisins.
Si vous pensez qu’un adolescent de votre entourage est concerné, certains signaux peuvent alerter. Comme chez les adultes, on retrouve des signes caractéristiques :
- désintérêt croissant pour les études et chute des résultats scolaires
- détachement vis-à-vis de l’apparence et du bien-être
- secret sur les fréquentations et les activités
- demandes d’argent répétées sans justification claire
Plusieurs facteurs aggravent le risque de dépendance à l’adolescence, parmi lesquels :
- qualité de la relation avec les parents
- troubles psychiques (anxiété, stress, dépression)
- tempérament impulsif, manque de contrôle émotionnel
- antécédents familiaux de dépendance
Certaines substances, telles que la cocaïne ou l’héroïne, entraînent une dépendance rapide et intense.
La demande d’aide est rare chez les jeunes. L’école, la famille, les amis doivent donc se montrer attentifs et intervenir dès les premiers doutes. Si la situation semble vous dépasser, il est possible d’appeler anonymement le 45 35 35 35 81 pour un accompagnement ou un conseil.
Se libérer de l’addiction : quelles solutions ?
Il n’existe pas de méthode universelle pour sortir de la dépendance. Le chemin diffère selon chaque personne. Chez Alfa, l’approche consiste à comprendre ce qui motive la consommation : recherche de plaisir, d’évasion, besoin de contrôle ou d’auto-optimisation. L’objectif, durant le suivi, n’est pas seulement d’éloigner la substance, mais de traiter les causes profondes qui alimentent l’addiction. À chaque étape, la personne accompagnée reçoit des outils concrets pour affronter différemment les difficultés de la vie.
Comment aborder une personne dépendante ?
La majorité des personnes dépendantes ne sollicitent pas d’aide spontanément. Souvent, c’est l’entourage qui fait le premier pas. Pour les familles, la discussion s’annonce délicate, entre peur de blesser et nécessité d’agir. Il n’existe pas de mode d’emploi parfait, mais quelques repères permettent de mieux préparer ce moment :
- choisir un moment où la personne n’est pas sous l’emprise d’une substance
- préparer à l’avance ce que vous souhaitez exprimer pour rester clair et factuel
- rappeler qu’une issue positive existe grâce à des solutions adaptées : une offre d’accompagnement est disponible
- partager des exemples précis de l’impact de la situation sur vous et votre ressenti
- éviter de s’enliser dans la polémique : il est courant que la personne minimise sa consommation, mais il est légitime d’affirmer que la situation n’est pas acceptable
- se montrer présent et disponible, pour maintenir la relation et favoriser l’acceptation d’une aide
Avant ce dialogue, il est possible de joindre le 45 35 35 35 81 pour bénéficier d’un appui personnalisé et préparer au mieux la confrontation.
Soutien aux proches de personnes dépendantes
Assister à la descente aux enfers d’un proche, c’est éprouvant. On se sent parfois démuni, pris entre l’envie d’aider et le sentiment de culpabilité. Les justifications, les dénégations et le déni font partie du quotidien. Pourtant, vous n’êtes pas isolé dans cette épreuve. Les groupes de parole permettent de briser l’isolement, d’échanger avec d’autres familles, et d’avancer ensemble.
Alfa propose aussi un accompagnement gratuit pour les proches, et des séances spécifiques pour les familles dont un membre entame un parcours de soins.
Besoin d’un appui ? Contactez Alfa Copenhagen
Vous êtes confronté à l’addiction, directement ou indirectement ? Un simple appel au 45 35 35 35 81 suffit pour recevoir un conseil, une orientation, ou envisager les solutions les plus adaptées. Ici, chaque histoire compte, chaque famille mérite d’être entendue et soutenue.
Face à la dépendance, chaque geste, chaque parole peut enclencher le changement. Peut-être qu’aujourd’hui, ce sera le premier pas vers une vie retrouvée.


